Le soleil tapait fort sur mon corps en ce mois d'août. Ma jumelle était à côté de moi, elle aussi en train de lézarder. Nous étions bien, là toutes les deux. Je repensais doucement à notre vie. Onze ans à se côtoyer. Onze années de joies, de rires, mais aussi de cris. Elle est moi étions tellement liées. Impossible à décoller.
Mais je me demandais pourquoi je repensais à ça. Comme toujours je savais que tout allait changer. J'avais ce don en moi, que je mettais toujours à profit pour ma sœur et moi.
Là je sentais que le vent tournait. Un orage s'annonçait. Je pris la main de ma Mary, et ensemble nous rentrâmes à la maison.

Toujours main dans la main, on monta dans notre chambre avant de s'allonger sur le lit.
Le soleil brillait toujours, l'orage factice serait là que dans un moment. Annonçant quelque chose de bizarre. Je ne savais pas vraiment quoi.
Mon ventre se tordait jusqu'à ce que j'en ai mal.
«
C'est encore tes prémonitions Maam ? »
J'acquiesçais doucement. Elle s'approcha de moi et me pris dans ses bras.
Elle savait que j'avais peur de ça, peur parce que pour la première fois j'étais seule, totalement seule.
Ma jumelle n'avait pas ce sixième sens, et je sentais un fossé entre nous.
Le seul.
Un bruit attira mon attention, comme quelque chose toquant aux carreaux de la cuisine.
Un hululement fut poussé.
Mary et moi nous nous regardâmes avec inquiétude.
Que se passait-il ?
Le silence revint rapidement, mais la maison était beaucoup trop silencieuse. D'habitude celle-ci était toujours en mouvement.
Ma jumelle et moi nous descendîmes à pas feutré les marches de l'escalier, pour observer ce qu'il se passait.
Ma mère était assisse sur une chaise de la cuisine. Complètement dévastée.
Pendant un instant ma sœur et moi nous crûmes que quelqu'un était mort. Finissant de descendre les escaliers, nous fûmes un instant plus tard à ses côtés.
Elle sursauta lorsque je pris la parole :
«
Maman, qu'y a-t-il ? »
Ses yeux pleins de larmes me firent mal au cœur.
Elle se jeta dans mes bras tout en sanglotant, balbutiant des paroles sans queue ni tête.
Mary et moi étions paralysées.
Notre mère ne pleurait jamais.
Cette dernière me tendit une lettre déjà décachetée, où un sceau bizarre s'y étendait avec écrit Poudlardnet dessus.
Le cœur battant, sachant déjà que cette lettre allait tout changer, je l'ouvris délicatement. Mary se mit immédiatement derrière moi, et nous lûmes à la même vitesse.
Cher Mademoiselle Maam Wolf,
Vous avez actuellement onze ans, et grâce à ceci vous pouvez dorénavant entrer dans notre prestigieuse école de Poudlardnet. Je dois donc vous apprendre que vous êtes une sorcière. Comme vous êtes issue de parents moldus, vous n'avez jamais du vraiment le savoir. Il ne vous faut donc pas prendre ce terme dans un sens péjoratif. Vous allez, au fil des années, pouvoir apprendre à vous servir de sorts diverses, à vous défendre, à lire l'avenir. Votre scolarité durera pendant sept ans, jusqu'à ce que vous soyez majeure.
Mais il faut vous munir de certains objets tel qu'une baguette magique, un chaudron, un pack de manuel de première année, un animal de compagnie si vous le voulez aussi. Pour cela il faut vous rendre dans les boutiques spécialisées pour sorcier, ci-joint un plan pour vous y amener. Les commerçants vous aideront dans vos achats n'ayez crainte.
En espérant que malgré le choc que vous avez reçu, vous serez enchantée de pouvoir développer vos pouvoirs. Au moindre problème, vous pouvez bien entendu contacter l'école, grâce à une chouette. La poste moldue ne dessert pas vers chez nous.
Je vous donne donc rendez-vous le 1er septembre à 8h30 à la gare Montparnasse. Vous prendrez un train spécial qui vous emmènera jusqu'à Poudlardnet.
Mes salutations les plus sincères,
La directrice de Poudlardnet.
Je laissais tomber la lettre.
Moi
une sorcière ?
Je n'y croyais pas vraiment.
Pourtant je voyais que ma sœur en était sure. Je lisais la fierté dans ses yeux.
Fière d'avoir une sœur sorcière.
J'avais compris qu'elle ne l'était pas, à mon plus grand désespoir.
Pourquoi être jumelles si les choses les plus importantes nous ne les partageons pas ? Je me mis à pleurer en la serrant contre moi.
Je ne voulais pas la quitter !
Elle souriait gentiment devant mes larmes, sachant que malgré tout, je partirais. Ma mère nous prit elle aussi contre elle, me chuchotant des paroles rassurantes malgré ses larmes.
J'allais devoir la laisser seule, avec Mary.
Pourtant, malgré les larmes et le chagrin, j'avais en moi une certaine excitation.
Ma vie changeait radicalement.
J'étais une grande adoratrice des romans fantastiques, je voulais vivre une magnifique histoire où je pourrais me battre contre des trolls, être amie avec des loup-garous, pouvoir chevaucher un dragon.
Je ne savais pas si dans le monde magique je pourrais le faire, mais malgré tout, cette nouvelle apportait une touche de piment dont j'avais besoin.
J'aimais les aventures extraordinaires et j'allais en vivre une.
Mais seule.
OoOoOoOoOoOoOo
Le 1er septembre, j'étais prête, devant le quai, toutes mes affaires dans mon sac.
Ma baguette magique était magnifique, tellement proche de moi.
Étant une mordue d'astrologie moldue, tout y était.
Ma baguette, de 25 cm, était faite à partir de bois d'érable, avec un plume de phénix à l'intérieur.
Elle était faite pour moi.
Pour l'instant je l'avais placé dans ma valise, avec toutes mes autres affaires.
J'avais par contre pris ma chouette avec moi, sous l’œil éberlué des autres.
C'était une jolie chouette de Tengmalm que j'avais surnommé May. Elle était toute petite c'était vraiment adorable.
Le train arriva en gare.
Je dis au revoir à ma mère et ma jumelle avec déchirement, comme beaucoup d'autres autour de moi.
Je pris mes valises et ma cage et commençait à m'avancer vers les portes.
Un souffle d'air passa sur mon visage et un jeune homme me dit que c'était pour savoir si j'étais vraiment une sorcière.
A croire que oui, il n'y avait plus de doutes possible.
Je cherchais un endroit où me mettre, lorsque j'entraperçus une jolie fille de mon âge, brune et toute petite.
Elle avait l'air aussi perdue que moi.
Je m'approchais d'elle et lui demandais si je pouvais m'assoir. Elle me répondit que oui avant de tendre une main timide :
« Je m'appelle Nana et toi ?
- Moi c'est Maam enchantée. »
Pendant tout le trajet nous parlâmes, rigolant rapidement.
Je m'étais déjà fait une amie.
A un moment je m'excusais auprès d'elle et je sortis un parchemin pour écrire à ma jumelle.
Je lui racontais tout ce que j'avais fait depuis le départ, avant d'envoyer May la lui apporter.
Nana quand à elle lisait un livre sur les créatures magiques.
Elle m'expliqua plein de choses sur les sorciers, même si j'avais compris pas mal de choses en lisant mes livres. Elle m'offrit aussi des bonbons bizarres, et des grenouilles en chocolat qui bougeait toutes seules.
Bientôt elle me conseilla de m'habiller, ce que je fis rapidement, suivant son exemple.
Le train commença alors à ralentir.
L'excitation me gagnait de plus en plus, j'allais enfin voir Poudlarldnet.
Un magnifique château m'apparut, et très illuminé.
La gare se situait pas très loin et nous marchâmes tous pour entrer dans le château.
Une femme nous accueillit tous et nous pressa vers une salle, la Grande Salle d'après mon étude sur l'histoire de Poudlarldnet.
Les élèves plus vieux s'assirent, tandis que les premières années restaient debout.
La directrice se leva et nous fit un petit discours, tout en présentant les professeurs attablés. Puis elle nous appela l'un après l'autre et grâce à un mouvement de baguette, elle nous disait ensuite notre maison. Il y en avait quatre, Gryffondor, Pouffsouffle, Serdaigle et Serpentard.
Lorsque mon nom fut appelé, je m'avançais avec crainte vers la directrice. Lorsqu'elle abaissa sa baguette, un courant chaud traversa mon corps avant qu'elle ne me dise « Serpentard ».
Je rejoignais ma place toute heureuse, attendant de voir où irait Nana.
Elle aussi fut envoyé à Serpentard et pu me rejoindre.
C'est ainsi que notre aventure commençait dans cette magnifique école !